Voici donc quelques impressions, tirées de notre expérience des premiers mois de Marine en 6ème en groupe B et du vécu de son grand frère au collège (puis au lycée).
Marine a commencé à s’imprégner de la langue, tranquillement à l’école en CM1, sans lien direct avec l’Allemagne (pour ma part j’ai aimé étudier l’allemand en seconde langue au collège mais je n’ai pas pratiqué cette langue, bien que j’aie maintenant le projet festif de m’y remettre) et elle n’a pas du tout, trouvé ça difficile ou rébarbatif.
Pour le test d’entrée en Inter en juin, son institutrice était tout à fait d’accord, elle avait eu de très bons résultats en maths et en français au cours de l’année CM2. Marine est une bonne élève et peut commencer une scolarité peut-être plus exigeante que la normale. Je lui ai fait réviser le contenu de son cahier d’allemand. À l’entrée en 6ème, nous avons vu avec soulagement que l’enseignement était repris à la base et que les enfants étaient tous au même niveau débutant.
Sur le choix de l’allemand par rapport à une autre langue ?
Choisir l’allemand en première langue est l’inverse d’être pénalisant. En Inter allemand, on enseigne simultanément l’anglais dès la 6ème. Pas de crainte à avoir. Les résultats au test d’anglais commun à toutes les 6èmes (en février) montrent que les Inters-allemand ne sont pas en reste dans les meilleures notes. L’anglais étant très répandu, on trouve toujours d’ailleurs à se perfectionner si besoin était au cours de la scolarité ou même après.
Toutefois, ATTENTION quasiment TOUS les élèves de la 6ème de ma fille avaient déjà bénéficié d’une initiation en anglais AVANT la 6ème hors de leur école primaire !
Par ailleurs, en Inter, je trouve qu’on apprend « bien » l’allemand, parce que :
Marine a manifestement plaisir à parler (balbutier) en allemand (c’est peut-être comme utiliser un code secret ?)
Le travail
En inter, la charge de travail n’est pas plus lourde que dans une autre 6ème. Bien sûr, au collège il faut travailler plus qu’en CM2, étonnamment plus qu’en CM2 si on veut être au top ! (En primaire, pour ma fille, à partir d’avril il n’y avait plus rien à faire à la maison : cahiers fermés à 16h30, soirées libres).
En 6ème, chaque professeur des 10 matières (+ sport et arts) apprécie que son cours soit revu pour la fois suivante et demande des devoirs (sauf en allemand). Relativisons, on ne leur demande pas de préparer « Polytechnique », chacun travaille selon ses envies de résultats et ses multiples activités extra scolaires (on en garde facilement 3).
Mais l’envie de bons résultats me semble quand même plus forte en Inter, ce qui est pesant mais aussi stimulant. La chose importante, à mon sens, est de pouvoir comprendre de suite en classe.
Si j’avais un conseil à donner
Jusqu’à Noël, encouragez votre enfant tous les jours. C’est difficile de changer de classe toutes les heures, de remettre ses affaires dans le cartable, de courir entre les 2 bâtiments, de ressortir ses affaires et se re-concentrer en un clin d’œil, de noter les devoirs à faire pour la prochaine fois dans le brouhaha de la fin de cours, de veiller sur son cartable pendant les récréations (8 kilos quotidien), d’attendre parfois longtemps pour manger et de se faire bousculer dans la file d’attente à la cantine, de rester dehors pendant les heures de permanence même sous la pluie, de ne pas être reconnu (respecté) en tant que Personne par certains surveillants.
Si vous pouvez, aidez votre enfant à organiser sa méthode de travail, passez y du temps, il y a tous les soirs quelque chose à faire si on veut !
L’ambiance

En Inter allemand, comme la composition de la classe est la même de la 6ème à la 3ème, les élèves restent en milieu fermé entre eux, d’où la nécessité d’y être à l’aise. Ils peuvent être parfois à l’écart des autres classes (« les intellos » ...) mais tout en restant dans l’ambiance d’un vaste collège public. D’un autre coté, c’est rassurant et très confortable car de sérieux liens peuvent se nouer et il n’y a pas de temps perdu à chaque rentrée de septembre.
C’est une classe désireuse d’apprendre mais pas calme pour autant !
Les parents de Marine
NB : Son père et moi ne parlons pas spécialement allemand !
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Dernière modification le 01-03-10 par