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Les anciens élèves écrivent

L’OIB, prépare-t-il bien pour entrer à Sciences Po ?

Par Marion Carde (OIB 2007)

Avoir fait un bac OIB a été un atout formidable, tout au long de mon lycée mais aussi pour mon entrée à Sciences Po Paris et toujours aujourd’hui en deuxième année.

En effet, je pense que les méthodes de travail que nous proposent nos professeurs au sein des Sections Internationales sont d’une grande aide en afin de mieux préparer le baccalauréat français. Ainsi, l’habitude que nous prenons à analyser rapidement un texte (poème, extrait de roman ou de pièce de théâtre) en cours d’anglais nous permet d’avoir une approche originale et de compléter celle que nous enseignent nos enseignants de français quant au bac oral/écrit de français fin 1ère.

Je ne connais pas les résultats précis des élèves d’OIB à leur baccalauréat mais il me semble que les notes d’anglais et d’histoire géo internationale ont plutôt tendance à remonter la moyenne des élèves qu’à la faire chuter. Avec un coefficient 18 en ES, ce sont les matières internationales qui m’ont sans doute permis de décrocher ma mention très bien.

Pour en venir au concours de Sciences Po, l’épreuve d’anglais compte pour 1/4. Avec un bac OIB, on est bien préparé pour cette épreuve.

Par ailleurs, l’épreuve d’histoire au concours (également 1/4 de la note finale) permet aux élèves ayant suivi une formation internationale de se démarquer des autres.

Ainsi, j’ai eu comme sujet lors du concours : "L’année 1956 dans le monde". Evidemment, dans le programme en français, nous avions vu

  • la Crise de Suez,
  • les débuts de la Guerre d’Algérie,
  • le soulèvement de Budapest,
  • le 20e congrès du Parti Communiste en Russie et l’émergence de la coexistence pacifique.

Mais la naissance de l’AIEA avait été traitée en Histoire Géo inter, tout comme l’indépendance du Soudan et de la Tunisie, les évènements relatifs aux Civil Rights Movement aux EU (M.L.King et les bus de Montgoméry...), etc.

Par ailleurs, les dossiers de première et terminale portant la mention "internationale" ne pourront qu’aider dans le cadre d’une entrée à Sciences Po sur dossier - cela valant aussi pour les classes préparatoires s’il désirait s’y inscrire.

Aujourd’hui en deuxième année à Sciences Po, je suis encore très reconnaissante envers mes parents de m’avoir inscrite en Sections Internationales à Sèvers (et également envers mes professeurs !).

En effet, être bilingue permet d’avoir accès rapidement à l’apprentissage d’une deuxième langue, ce que ne peuvent pas faire ceux qui rencontrent des difficultés en Anglais. De plus, nous avons en deuxième année des cours en anglais, tels que International Humanitarian Law, Theories of International Relations, Global Finance, et la connaissance de la langue est un vrai plus.

Enfin, nous devons impérativement effectuer un séjour d’un an à l’étranger en troisième année. Avec une maitrise de l’anglais, c’est l’opportunité d’explorer de nouveaux horizons et de ne pas se terrer au fond du Kentucky. C’est pour cela que j’ai décidé de passer un an à l’Université de Tel Aviv à compter de juillet prochain !

Dernière modification le 06-02-10 par la Direction