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School Life

La réponse de Paddy Salmon à un argument concernant la pièce

Je défends fermement la pièce, Cressida and the ill he had, que nous allons monter. Elle ne traite pas les femmes comme des « putes », comme le suggérait récemment un parent. Au contraire je donne une « voix » aux femmes dans le monde masculin de l’Iliade. Si Helen a toujours gardé une ambiguïté dans la littérature, que je garde, d’ailleurs avec d’humour, Cressida n’est certainement pas de ce genre.

Il faudrait lire attentivement la pièce et regarder son origine. Je précise dans mon Introduction que les féministes considèrent Troilus and Cressida comme la vraie pièce féministe de Shakespeare. J’ai certainement essayé de garder cette vision, d’un monde plein d’illusions, côté masculin, et sans illusions, côté féminin, en modifiant le langage pour que la pièce reste jouable par les enfants.

La pièce traite de la guerre ! La guerre est faite par les hommes, et les femmes en sont toujours les victimes, est-il dit dans la pièce.

Je serais très heureux que tout monde lise le texte et s’exprime sur le sujet. La littérature c’est ça. Et je serais d’autant plus content si ce texte incite à la lecture de l’Iliade et à celle de Shakespeare.

Cette pièce s’inscrit dans la grande tradition de la section anglophone et je considère que c’est tout à fait dans l’esprit de notre tradition: L’Odyssée (avec Pénélope et ses 100 « suitors ») ; Chaucer, avec des contes très rabelaisiens, qui traite dans The Wife of Bath’s Tale, de l’inégalité des sexes ; Songe d’une Nuit d’Eté, où les amants (et l’amour et la nature humaine) sont révélés si fragiles au fond ; Dickens, qui révèle lui, comment notre monde capitaliste et utilitaire mène les choses, etc. Le tout avec humour pour adoucir et souligner le côté positif des humains.